Espresso shot #1 – les études in english

Entre l’écriture sur papier, la recherche de mauvais jeux de mots, la retranscription numérique, la mise en page, le petit café et la relecture, écrire un article me prend vite pas mal de temps.
Autant ce n’est pas un problème pendant le weekend où j’ai en général tout mon temps libre pour partir en expédition et rédiger posément mes papiers, autant c’est plus difficile en semaine (vous comprendrez bien qu’entre les apéros, les révisions et les après-apéros, j’ai un agenda de ministre).

C’est pourquoi je décide de tester un format « espresso shot« , plus léger, moins long et moins étoffé. Pas de grandes aventures ni de grands périples ici, juste un concentré des tas de notes que j’accumule au fil des jours.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui occupe la majeure partie de mon temps : mes études in english, please.

J’étudie la langue de ce bon vieux Shakespeare à la New Zealand Language Centers (plus communément appelée par le doux sobriquet d’NZLC). Encastrée entre un bar à sushi et une salle de sport (je suis un habitué de l’un de ces deux établissement, à vous de deviner lequel), l’école se situe à deux pas du port d’Auckland.

Cette situation géographique est autant un avantage qu’un désavantage. C’est un bon point car en cas de beau temps, se balader sur les quais pendant la pause de midi vous promets un bon bol d’air frais revigorant. Le port fourmille toujours d’activités, entre les marins s’attelant à la réparation des voiles de leur trois mâts et les millionnaires sirotant des cocktails sur leur splendides yachts, c’est un endroit où il fait bon se prélasser.
Cependant, qui dit port dit touristes et qui dit zone touristique dit augmentation des prix de façon complètement débile. Oubliez la petite bière au bord de l’eau après les cours (à moins que vous teniez à manger du pain toast pour le reste de la semaine). Les restaurants ont bien compris le truc et ont fait de cet endroit « the place to be a pigeon« .

Mais je m’écarte de mon sujet : mon lieu d’études.
J’ai des cours de 9 heures à 15 heures soit 6 heures d’anglais intensif par jour si on vire la pause de midi. Je ne vous cache pas que pour quelqu’un de pas du tout pas vraiment studieux comme moi, j’en ai pris plein la tronche lors de mes débuts. Rester assis toute la journée à tenter de comprendre ce qu’on me bavait a été plus difficile que ce que je pensais (sans parler du jetlag d’une semaine). Ceci dit, après plus d’un mois dans le truc, je me suis adapté tel Harry à Poudlard.
Les cours sont séparés de la manière suivante : grammaire, vocabulaire et tout le tsouin-tsouin le matin, oral l’après-midi. 2 profs différents, 15 élèves par classe dont 16 asiatiques.

Car oui, qui dit école internationale dit étudiants du monde entier. Vous savez, ces photos que l’on voit dans les pubs Erasmus où des élèves de toutes cultures sourient comme s’ils venaient de gagner au loto… c’est aussi faux que les cheveux de Donald Trump (en tout cas en ce qui concerne la Nouvelle-Zélande).
Ici, deux étudiants sur trois sont asiatiques (et je minimise les statistiques). D’abord surpris et un peu « déçu » par ce manque de variété ethnique, j’y ai finalement pris goût et y ai même trouvé des points positifs :

  • le fait qu’il n’y ait quasiment aucun francophone m’oblige à parler constamment in english, et c’est avant tout pour ça que je suis ici (il y a quelques suisses mais ce sont tous des bourbines)
  • les accents asiatiques n’ont plus de secret pour moi
  • je sais désormais commander une bière en japonais et dire « attention au chien » en coréen (je suis persuadé que cela me servira un jour dans ma vie)
  • plus besoin d’airbnb ou d’hôtel pour mon prochain voyage à Tokyo, je commence à avoir un solide carnet d’adresses de guides personnels

Petite anecdote sur nos amis les japonais, ils sont (pour une raison qui m’échappe encore) fasciné par le français. Pour eux, c’est la langue de l’amour, de la beauté… c’est pourquoi, je ne compte plus les fois où j’ai eu des demandes du genre « can you write something in french on my book please« … désormais, il n’est dont pas rare de croiser dans les couloirs des nippons aux cahiers portant des titres tels que « j’aime le clafoutis » ou encore « j’apprécie les fruits au sirop« . Il faut bien déconner !

Quoi qu’il en soit, si un jour l’opportunité d’étudier à l’étranger se présente à vous, n’hésitez pas une seconde.
Evidemment, vous serez paumé à vos débuts. Evidemment, vous ne comprendrez pas un broc de ce que l’on vous raconte lorsque vous débarquerez en terre étrangère, mais c’est justement ça qui est bon. C’est une expérience unique que vous ne regretterez seulement si vous ne la faites pas.

« Il faut savoir se perdre pour un temps si l’on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes. »
– Friedrich Nietzsche

Promis, mes espresso shot ne se finiront pas tous sur du Nietzsche.

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